Quelques personnages familiaux 

et leur prise de position face à la Révolution Française: 

la fidélité au Roi et au principe monarchiste  (Avec, en parallèle, tel ou tel proche qui fit le choix opposé).

20 juin 92

Voici un extrait de la lettre que nous avons envoyé en 2011 à Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, Chef de la Maison Royale de France: « Suite à un parcours long et atypique consacré à cette recherche à travers l’art, la généalogie, la philosophie, l’histoire, la théologie, le marché de l’art, le marché de l’immobilier historique à Paris, j’ai créé, il y a cinq ans, une agence de communication et d’évènementiel : « Pour vous, les princes » spécialisée dans la communication et les évènements oniriques dans les plus beaux lieux historiques.

Le nom de cette agence est le fruit de mes études de théologie et de philosophie au sein du Séminaire traditionnel d’Ecône et il est synthétisé par la sphère de mon logo : tout être est transcendé par ses transcendantaux : Un = Vrai = Bien = Beau = Amour = Dieu ; une fois ces transcendantaux replacés au cœur  de chacun par chacun - en tant que Créature - dans le cadre de son parcours de vie, alors peuvent s’épanouir les attributs de l’Être ; pour l’être humain, il s’agit des qualificatifs de Prince ou de Princesse, au sens spirituel du terme, c'est-à-dire toutes les qualités qu’on peut y observer. La sphère représente donc l’Être dans sa plénitude.

Il est étonnant de constater que ceci est perçu inconsciemment, que mes premiers évènements me valurent les plus oniriques photographies dans les plus belles revues et que chacun entend et interprète le nom de « Pour vous, les princes », comme il est à l’intérieur de lui-même.

Mais mon œuvre de communication réside dans mes deux importants ouvrages sur la famille de mon père, les Prouvost et alliés, 1000 pages,  et sur la famille de ma mère, les Virnot-Virnot de Lamissart et alliés, 550 pages ; c’est œuvre d’exhumation, d’inspiration,  de synthèse, et surtout d’ordonnancement ; vous pourrez en juger en allant vers mes sites : www.thierryprouvost.com  et www.virnot-de-lamissart.com qui rassemble 90% des textes et illustrations et que 10.000 internautes fréquentent chaque mois; j’éditerai ces ouvrages comme des livres d’art  luxueux.

Je fais donc l’œuvre que les Monarques n’ont pas fait depuis deux cents ans, ce qui a laissé les familles orphelines et sans jardinier, la République ne se considérant pas compétente quant à l’ordonnancement  des familles, ceci relevant de la tête ; exaspéré par cette situation, j’ai franchi impétueusement, il y a trois ans, le 15 août 2008, les terres largement en friche de mes aïeux et alliés et j’ai commencé, depuis cette même sphère s’élevant par le Souffle,  à user de ma formation en contemplant et étudiant ; alors j’ai pu découvrir la beauté du tracé de ces parcs et de ces demeures patriciennes à la bourguignonne, à la flamande, à la Française hérités de mes pères ; j’ai pu  distinguer, sous les mauvaises herbes et les aprioris, la beauté des chênes tutélaires que sont les grands ancêtres, ces topiaires  qui ne demandaient qu’a retrouver leur sculpteur, la rectitude des allées de dévouements, de consécrations, de créations, d’inscription dans la cité ou le charme des dessins plus artistes de l’Art de vivre en société; et, alors, mes ancêtres réapparurent, un à un, me présentèrent leurs illustrations et donc leurs apports à Dieu et à la Cité, celles-ci gommant leurs défauts; ils se rassemblèrent toujours plus nombreux  et commencèrent à collaborer avec moi, m’apportant leur amour, leur fidélité, leurs œuvres; et chaque jour, c’est un ou plusieurs trésors ; le 15 août 2009, date du premier anniversaire de mes sites, ils dévoilèrent leurs merveilleuses et familiales Manufactures Royales du Dauphin dont j’ai repris la marque : http://www.manufacturesdudauphin.com; aujourd’hui, c’est  l’inspiration qu’ils m’apportent pour venir vous parler.

Ma famille a été représentative des deux voies que représenta la Grande Révolution : la famille de ma mère était composée, au XVIII° siècle, de deux frères, très fortunés et influents à Lille et qui incarnent chacune des deux options : la transcendance en la personne de Charles-Louis Virnot de Lamissart dont la descendance appartient encore aujourd’hui, par les femmes, à l’ancienne (puisque non renouvelée) aristocratie et le pragmatisme plus commode du XIX° siècle qui s’ouvrait en la personne d’Urbain-Dominique Virnot dont la descendance masculine perdure. La famille de mon père restera très longtemps monarchiste jusqu’à mon père et moi-même. En voici deux textes qui leur sont consacrés : celui de Pierre Prouvost dans la généalogie qu'il rédigea en 1748 : « Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux  qui se sont alliez jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine et les plus notables des villages qu’ils ont habitez " et le littéraire C. Lecigne, en 1911, au sujet du poète Amédée Prouvost: " Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée : il apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui : « Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends l’amour de la famille, le respect de ses traditions d’honneur, un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères, et leur fidélité aux traditions monarchiques. Je considère comme un devoir de te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres.»

Je ressens la défection de la Monarchie depuis plus de 150 ans en France tel un orphelin et je regarde la division bicentenaire des deux branches de la famille royale française comme un Scandale au sens évangélique du terme : le principe des élites est de SERVIR, a fortiori le Roi et les princes. J’ai donc appris depuis 54 ans à me servir par moi-même pour servir à mon tour : j’organise des évènements oniriques puisque la République, malgré ses indispensables qualités, n’a pas le niveau de transcendance de la Monarchie démunie pour vraiment enchanter (charme=chant magique) à l’invitation de la Vie, seule vraie puissance invitante. Le fruit de mes deux ouvrages familiaux  est d’avoir ordonné seul cette centaine de familles patriciennes des Flandres méridionales, personne ni aucune institution ne daignant les observer avec une juste transcendance ; il y a trois ans, on me regardait, en tant que membre de ces familles, comme un « fabricant de chaussettes » ; aujourd’hui, je reçois dans les deux demeures ancestrales restaurées que sont mes sites et j’ai pu regrouper les caractéristiques uniques de ces familles depuis sept cents ans  au Patrimoine Vivant de la Civilisation, en facilitant aux hôtes la vue aérienne des illustrations et des dévouements depuis la sphère. http://www.thierryprouvost.com/PATRIMOINE%20VIVANT.html

Du coté des TUILERIES

 « Le Roi Louis XVI dont le règne fut marqué par des réformes importantes concernant le droit des personnes : abolition de la torture en 1781 et 1788, abolition du servage dans le domaine royal en 1779, abolition du péage corporel des juifs d'Alsace en 1784, édit de tolérance des protestants en 1787. Il est aussi marqué par quatre tentatives de réformes profondes du royaume (1774-1776, 1781, 1787 par deux fois) passant par l'instauration d'un impôt direct égalitaire (en remplacement de la taille inégalitaire) et d'assemblées provinciales élues destinées à contrôler cet impôt. Ces dernières réformes butèrent sur l'hostilité des privilégiés, en particulier celle de la noblesse de robe, celle du Parlement de Paris et celle de la Cour de Versailles. Louis XVI tenta alors de passer outre leur opposition en présentant ses réformes devant une assemblée des notables (1787) puis devant les états généraux (1789).Les historiens français ont fini par globalement adopter une vue nuancée de la personnalité et du rôle de Louis XVI, décrit comme un honnête homme mû par de bonnes intentions.Louis XVI a été longtemps caricaturé comme un roi un peu simplet, manipulé par ses conseillers, peu au fait des questions de pouvoir, avec des marottes comme la serrurerie et une passion envahissante pour la chasse.
Cette image est en partie due à son attitude envers la cour, et surtout en raison des calomnies du parti lorrain et en premier M. de Choiseul, le comte de Mercy, l'Abbé de Vermond et enfin Marie-Thérèse d'Autriche.
Grand chasseur, Louis XVI était aussi un prince studieux et érudit, qui aimait autant la serrurerie et la menuiserie que la lecture. Il était féru d'histoire, de géographie, de marine et de sciences. Il fit de la marine une priorité de sa politique étrangère, et en eut une connaissance théorique si pointue, qu'il se plut, quand il visita le nouveau port militaire de Cherbourg (et vit pour la première fois la mer), à faire des remarques dont la pertinence stupéfia ses interlocuteurs. il fut le premier monarque français à parler couramment anglais ; nourri des philosophes des Lumières, il aspirait à trancher avec l'image « louis-quatorzienne» du roi en constante représentation.Marqué par ses lectures de Fénelon et influencé par la philosophie des Lumières, le nouveau Roi tente d'être un roi bienfaisant : il veut faire le « bonheur de son peuple ». Voulant modérer l'absolutisme autoritaire de ses prédécesseurs, dès le début de son règne, Louis XVI rétablit les Parlements en novembre 1774. Il accepte et soutient des évolutions législatives (comme la suppression de la torture) demandées par les disciples des Lumières. Il cherche à concilier les notions nouvelles de liberté et de tolérance avec l'Ancien régime, et montre un grand souci de l'opinion publique.Un document intitulé Déclaration à tous les Français, rédigé par Louis XVI afin d'expliquer ce départ de Paris (la fuite de Varennes) qu'il avait laissé au Tuileries, a été bloqué d'abord par la Fayette puis censuré par l'Assemblée. Il ne fut jamais diffusé dans son intégralité. D'une part, Louis XVI y stigmatise les Jacobins et leur emprise croissante sur la société française. D'autre part, il y explique sa volonté : une monarchie constitutionnelle avec un exécutif puissant et autonome vis-à-vis de l'Assemblée. Ce document historique majeur, traditionnellement appelé « le testament politique de Louis XVI » a été redécouvert en mai 2009. Il est au Musée des lettres et manuscrits à Paris.Le roi commente son sentiment sur la révolution, en critique certaines conséquences sans pour autant rejeter les réformes importantes comme l'abolition des ordres et l'égalité civile. “Peuple, je meurs innocent !”
Dans son ouvrage Le Nouveau Paris, paru en 1798, l'écrivain et essayiste politique Louis Sébastien Mercier raconte l'exécution de Louis XVI en ces termes : « […] est-ce bien le même homme que je vois bousculé par quatre valets de bourreau, déshabillé de force, dont le tambour étouffe la voix, garrotté à une planche, se débattant encore, et recevant si mal le coup de la guillotine qu'il n'eut pas le col mais l'occiput et la mâchoire horriblement coupés ? » Wikipedia

Charles de Bourgogne

bourgogne-armoiries

20 juin 92 estaimbourg M-antoinette 20 juin 1792

Epousa la petite fille d’A lexandrine-Charlotte- Joseph-- Marie V IRNOT DE LAMISSART,  "Elisabeth-Zénobie DE LA CHAUSSEE, née le 5 Novembre 18r6, décédée au château d'Estaimbourg, près Tournay, le 27 Juillet 1885, s'était mariée en 1838 a Charles DE BOURGOGNE, chevalier, fils de Philippe de Bourgogne, Chevalier, né à Lille le 28 Janvier 1774, entra aux pages du Roi en 1789. En 1792, il fut nommé premier page (dignité qui au bout de quatre années conférait le grade de capitaine de cavalerie). II avait été de service dans les appartements, du roi le 20 Juin 1791 mais i1 n'apprit la fuite de la famille royale que le lendemain. Arrêté avec deux de ses camarades, il fut maltraité par la populace qui voulait le pendre à un réverbère dans la rue St-Honore, près du Palais Royal lorsqu'un escadron de gendarmes vint l'arracher des mains des forcenés. Au 20 Juin 1792, Philippe de Bourgogne resta constamment près du Roi et, le 10 août, il fut du petit nombre des serviteurs et des gardes nationaux  fidèles qui lui firent un rempart de leur corps. II l'accompagna jusqu'à l’entrée de l'assemblée ou il ne fut point admis, mais ou son habit de premier page lui attira une décharge qui tua un garde a. ses cotes. Il rejoignit l'armée des Princes, y reçut au nom du Roi un brevet de capitaine des Chasseurs de Calonne signé par Monsieur et le Comte d’Artois le II septembre 1792, et prit part à la défense de Maëstricht ce qui lui valut le titre de Bourgeois de cette ville. Cette famille est issue de Jean II de Bourgogne ne à. Dijon en 1404 du Duc Jean sans Peur, et d'Agnès de Croy, fille de Jean, Sire de Renty et de Marguerite de Craon. Dont : 1° Marie DE BOURGOGNE, née le 14 Avril 1839, mariée à N. de MAROLLES; postérité; 2° Jean, né à Tournay, le 16 Avril 1843, vicaire à la Paroisse Ste-Marguerite de Tournay." Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin. Ils habitaient le château d’Estaimbourg qui appartint aux Albert Prouvost.

Messire Guillaume-Jérome DE FORMIGIER DE BEAUPUY

La sœur de l’écuyer Charles Lethierry d’Ennequin-Virnot, "Marie-Aldegonde-Joseph LE THIERRY D'ENNEQUIN, dame de La Boutillerie épousa à l’âge de dix-sept ans, le 1er Mai I784, dispense obtenue de deux bancs tant de Monseigneur l’Archevêque de Paris que de Mgr 1'Evêque de Sarlat et de son Altesse Mgr l'Evêque de Tournay, Marie-Aldegonde épousa en l'Eglise St-Etienne à Lille, Messire Guillaume-Jérôme DE FORMIGIER DE BEAUPUY : celui-ci, entré dès l'âge de douze ans aux Pages du Roi, Guillaume-Jérôme fut reçu dans les Gardes, Compagnie de Villeroy (Les gardes du Corps portaient l'habit bleu couture de broderies blanches, la culotte rouge et de grandes bottes noires; ils étaient deux cents choisis a la noblesse et a la taille. La compagnie de M. le Duc de Villeroy était d'après les brevets royaux la plus ancienne compagnie française des Gardes de Corps. Les autres étaient Noailles, Luxembourg et Beauvau. Chacun des quatre capitaines tenait rang de premier maitre de camp de cavalerie; un major, des lieutenants, enseignes, maréchaux-de-logis, brigadiers et sous-brigadiers s'échelonnaient ensuite jusqu'aux simples gardes, qui avaient rang de lieutenant ou de sous-lieutenant), le 27 Décembre 1781. II se trouvait être de service aux appartements royaux du Château de Versailles, lorsque ceux-ci, dans les journées des 5 et 6 Octobre 1789, furent envahis par la foule révolutionnaire; il émigra en Juillet 1791, rallia le 1er Aout à Coblentz la compagnie du Duc de Gramont (Certificat du Duc de Gramont. La compagnie de Villeroy avait été en 1791 remplacée par celle de Gramont); fit la campagne de 1792 (Armée des Princes) (En 1792, les Comtes d'Artois et de Provence prirent le commandement de l'armée destine a seconder les forces prussiennes et autrichiennes et forte de six à douze mille hommes; les Dues d' Angoulême et de Berry étaient aux cotes de leur père), celles de 1795, 1796, et 1797 (armée de Condé) et passa a l'incorporation de Russie (A la suite du 18 Fructidor, l'empereur Paul Ier se décida à prendre à son service l'armée de Condé; elle traversa toute I' Allemagne et fut cantonnée près de Dubno en Volhynie) dans le régiment noble a cheval du duc de Berry (3me escadron) avec lequel il fit les campagnes de 1799 et 1800. Deux certificats constatant « son rôle et son dévouement de brave et digne gentilhomme» ainsi que sa présence « aux malheureuses journées des 5 et 6 Octobre 1789 a Versailles» lui furent décernés à Rann (Styrie), le 10 Février et le 25 Mars 1801 par les Ducs d' Angoulême et de Berry, qui à la suite de la paix de Lunéville prirent le parti de licencier leurs troupes (Archives de Madame Sagnier-Boyer). Des que se réorganisa le Corps des Gardes, Guillaume-Jérôme y reprit du service en qualité de Marechal-des-Logis à la 6ème Compagnie (1° Juin 1814) ; Chevalier de l'Ordre de St-Louis, le 15 Juillet C), chef d'escadron le 3 Octobre suivant, Major le 1er Février 1815(M. de Formigier se trouvait a Lille quand on y apprit le 16 Mars 1815 que Napoléon avait quitte l'ile d'Elbe le Ier Mars 1815. Aussitôt il partit pour rejoindre son poste, arriva a. Compiègne le 20 Mars, mais le Roi avait quitte Paris le 19. Derode: Histoire de Lille), Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur le 15 Juillet, il fut a dater du 1er Novembre de la même année, lors du licenciement de la Compagnie de Raguse, mis a la retraite comme Lieutenant-colonel avec une pension du Roi de deux mille francs et l'autorisation de continuer a porter l'uniforme de Garde du Corps.

Sur le montant de sa retraite, le 20 Juillet 1816, Guillaume-Jérôme fit un don de 1.000 francs a l'Etat (Le certificat original est conserve par Sophie-Marthe Boyer-Sagnier). Cet ordre lui fut conféré à Melun, le 22 Juillet 1814 par le Duc de Raguse, Pair et Marechal de France) et se retira a St Cyprien (Dordogne) au près de sa sœur Marie qui mourut le 25 Juin 1834. Apres avoir recueilli la succession de celle-ci, il revint dans le Nord vivre auprès de sa fille et de ses petits-enfants, auxquels il se plaisait a raconter ses souvenirs au sujet de la Reine et de Madame de Lamballe. Les dernières paroles qu'il prononça était une prière pour son Roi, lorsque avec sa prière, son âme s'envola. C'est a Wandignies-Hamages près Marchiennes, chez son petit-fils Urbain Mottez (+), que Guillaume-Jérôme de Formigier de Beaupuy s'éteignit le 23 Mars 1857 a l'âge de quatre-vingt quinze ans ; il fut inhume dans le cimetière du village et sa tombe était recouverte d'une dalle de marbre noir portant l'effigie couchée d'un des anciens abbés d'Hamage, dont Ie sarcophage avait He profane pendant la Révolution. Au cours de celle-ci également, les biens de M. de Beaupuy avaient He confisques, et no us ignorons s'il put avec quelque succès faire valoir ses droits au milliard des émigrés. Par son testament en date du 24 Octobre 1855, il léguait 3.000 francs a la Cure de Wandignies, et laissa environ 70.000 francs a ses enfants.Guillaume-Jérôme de Beaupuy s'était retire à Hamages en 1850." Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin

De Marie-Aldegonde Le Thierry d'Ennequin, son épouse, il avait eu trois enfants dont:

1° Carlos, - Charles-Marie-Armand DE FORMIGIER DE BEAUPUY, ne a Lille le 17 Mars 1785, baptise le même jour a l'église St-Etienne. Parrain : Charles-Marie-Désiré Le Thierry d'Ennequin. Marraine : Marie-Anne-Françoise de Bonneval Le Thierry. Chevalier de la Légion d'Honneur, Carlos de Beaupuy fut membre du Conseil Municipal en 1822 puis adjoint au Maire de Lille, il demeurait alors rue d’Angleterre. Rentré dans la vie privée à la chute de Charles X, il se fixa à Paris, 44, rue Basse-du-Rempart, et y mourut célibataire le 18 Avril 1852

Le Chevalier Charles de LA CHAUSSEE

La sœur d’Elisabeth-Zénobie, "Thérèse-Charlotte DE SAVARY DU GAVRE, née Paroisse St-Etienne, le 16 Février 1789, décédée le 10 Février 1862, avait épousé le 15 Septembre 1813 Charles-Léopold-Alarie DE LA CHAUSSEE, Chevalier, fils de Charles, Chevalier, ne le 28 Juillet 1753 de Charles, Chevalier, Sgr de St-Aubin et de Marie-Beatrix Moullart de Vilmarest, page du Roi Louis XVI, puis capitaine au régiment de Berry, Chevalier de St-Louis.  (DE LA CHAUSSEE: écartelé d'argent et de sable. Pour la généalogie de cette famille originaire du Poitou, v. LAINE: Tomes IV), et de Jeanne-Rufine-Françoise de Bourgogne, né a Tournai, le 2 Janvier 1792, décédé a Lille, le 21 Juin 1884 , laissant quatre enfants : Elisabeth (qui suit), Aurélie, bienfaitrice de l' Ordre des religieuses Auxiliatrices des âmes du Purgatoire : A cet ordre, fondé par Eugénie Smet, Aurélie de la Chaussée légua un immeuble, sis rue Nationale a. Lille;3 Charles-Désiré-Henri ;4° Clémentine- alliée a Charles GAILLARD, baron DE BLAIRVILLE, né a la Beuvrière, le 21 Février 1821, chef d'Escadron d' Artillerie, Chevalier de la Légion d'Honneur, décédé a Arcachon le 28 Mars 1889, dont postérité."Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin

Les deux frères :

Charles-Louis VIRNOT de LAMISSART de Musemberg

(1737-1808)

Hôtel de Lamissart rue Royale Lille Armoiries-Lenglart hotel-virnot-de-lamissart  Armoiries-Virnot-de-Lamissart Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lill

"Baptisé a St-Etienne le 13 Janvier 1737, licencié es-lois, Bourgeois de Lille par relief du 3 Avril 1761,avocat au Parlement de Flandre, Procureur du Roi aux Eaux et Forets. Conseiller Municipal en 1807, Trésorier de la Ville de Lille. Il fit le dénombrement de deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin en Janvier 1785,La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, près de Wattrelos, il mourut à Lille le 16 Mars 1808. ayant eu neuf enfants : Alexandrine qui suit, Charlotte qui épousa François-Désiré QUECQ, Sgr d'HENRIPRET, Urbain, Pierre, Hubert, Rose qui épousa Jean Baptiste PROUVOST, Catherine qui épousa son cousin  Dominique-François VIRNOT, Louis Urbain qui épousa Aimée-Joseph PROUVOST. Il fut fidèle au principe monarchique ; sa descendance a maintenu les traditions et  comprend les familles : De Savary du Gavre, Quecq d’Henripret, de la Chaussée, de Bourgogne, de Bourgogne Herlaer, Martin de Marolles, Martin de la Bastide, Ranfrai de la Bajonniere, de Portes d’Amblérieu, Collinet de la Salle, Le Marchand de Guignard de Saint Priest, de Massol de Rebetz, de Torquat de la Coulerie, Le Rouge de Guerdavid, Boudoux d’Hautefeuille, de Brunville, de Baillencourt dit Courcol, de Witasse-Thézy, Desjonquères, de la Huppade-Lartulière, de Pommare, Gaillard de Blairville, Lefebvre-Delattre d’Heilly, van Pradelle de Palmaert, de Rotalier, de Larminat, Wignier d’Avesnes, Barbier de La Serre, Lecuyer, de Sarrieu, de Sars, Jouan de Kervenoel, de Witwicki, Prouvost, Virnot, de Saint Léger, d’Haubersart, des Rotours et de Chaulieu, de Francqueville, de Ladoucette, de Langsdorff, Potier de Courcy, Moulard de Vilmarest, de Diesbach de Belleroche, de Lassus de Saint Geniès, de Gouvion Saint Cyr, Micklam, de Vicq, de Vilmarest,, Scherrer de Scherbourg, van Eyll, Le Mesre de Pas, de Faverges et de Challes, de Colinet, Le Bourgeois, de Bengy-Puyvallee, Thomasset, de Chauvin, de Montais,, de Nazelles, de Saint Martin, des Champs de Morel, d’Estampes, Dugas de la Cantonnière,, de Vaux Saint Cyr, de Baynast de Septfontaines, Defrance de Hélican, de Bray, de Madre de Norguet, de Resnes, de Robiano,, Vuylsteke, Dons de Lovendeghem, de Rosny, du Plessis d’Argentré, de Kerautem, de Menou, de Gelas, de Chevigné, de Poncins, Lefeuvre, de Lencquesaing, de Nanteuil, de Sainte-Foy, de Rincquesen, de Villèle, du Pontavice, de Kermoysan, Sallier-Dupin, Le Pays du Teilleul, Moullart de Torcy, de Contenson, de Pirey, de Corny etc. L'hôtel Virnot de Lamissart puis Quecq d'Henriprêt, 44, rue de la Barre à Lille    Hôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il doit s’agir de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, 9° enfant de Charles-Louis, né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 Septembre 1837 ; le II Prairial an X (3I Mai IS02), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). 2° Charlotte-Joseph VIRNOT de LAMISSART (1764-1812),baptisée le 21 Septembre 1764, décédée Ie 10 Novembre 1812, qui épousa le 13 Juin 1786 François-Emmanuel-Désiré QUECQ, Sgr d'HENRIPRET,  fils cadet de Jean-Baptiste-François, Sgr de la Cherye et de Marie-Jeanne le Thierry, né le 6 Décembre 1756, baptise le 7, Paroisse de la Magdeleine. Parrain, Jacques Noël-Joseph Quecq, Conseiller du Roy au Baillage de Lille, et Marraine, Marie-Thérèse-Désirée Le Thierry, veuve du Sieur Thomas Joirès. Cree Trésorier de France et Général des Finances, Garde-Scel au Bureau de la Généralité de Lille le I3 Mai I783 en remplacement de M. Bernard de Meurin devenu vétéran, il fut président de la fabrique de Ste-Catherine, et releva sa bourgeoisie le 30 Décembre I786. Le I3 Juin de la même année, en la chapelle des Dominicains de la Paroisse Ste-Catherine, il avait épousé Charlotte-Joseph VIRNOT DE LA MISSART , née Paroisse Ste Etienne, le 2I Septembre I764, fille de Charles-Louis, Sgr de la Missart, trésorier de la ville de Lille, et de Dame Marie Alexandrine Lenglart.  Les témoins furent Jean-Baptiste-Gabriel-Joseph Quecq, Chevalier Sgr de Sévelingue, Trésorier de France et General des Finances, Gabriel-Joseph Ie Thierry écuyer, Sgr de la Butinerie, Contrôleur ordinaire des Guerres ; Charles-Joseph-Marie Lenglart, du Magistrat de cette ville, et Urbain-Dominique Virnot, Syndic ~ de la Chambre de Commerce. Le contrat fut passe le 10 Juin .e~1 I786 (3), par devant Me Couvreur, avocat et Notaire a Lille. MA  En outre des futurs, de leurs parents et témoins, assistaient audit contrat : Jacques-Emmanuel-Joseph Quecq, Conseiller du Roy au Baillage de Lille, et Dame Agnès-Julie-Joseph Leclercq, son épouse ; Gabriel-Joseph Le Thierry, seigneur de la Butinerie, Contrôleur Ordinaire des guerres honoraire, et dame Henriette-Thérèse Gennart, son épouse; Emmanuel-Joseph Quecq de Burgault, Conseiller du Roy au siège royal de la gouvernance du Souverain Bailliage de Lille, Charles Louis Quecq, avocat au Parlement; Edouard-Ernest-Joseph Quecq; demoiselle Julie-Désirée Quecq; dame Marie-Thérèse-Joseph de Lalaing, veuve du sieur Michel-Ange Wibault, conseiller du Roi au Siege de la Monnaie de Lille et Demoiselle Marie-Thérèse-Pélagie- Joseph Wibault, d'une part; Dame Alexandrine-Marie- Joseph Virnot, et le sieur Charles-Henri de Savary, seigneur du Gavre, conseiller du Roi au siège royal du Souverain Bailliage de Lille, son époux; Dame Rose-Marie Virnot; dame Marie-Reine-Blanche-Joseph Lenglart, veuve de M. Jean-Chrysostome- Joseph de Brigode, seigneur de Canteleu; dame Catherine-Charlotte-Joseph Lenglart, épouse du sieur Urbain-Dominique Virnot; Dame Marie-Anne Van Huffel; Dame Alexandrine-Joseph Virnot, et le sieur François-Joseph Barrois, son époux ; Demoiselle Catherine-Charlotte Virnot ; Jacques- Joseph-Marie Decroix, conseiller Secrétaire du Roi en la Chancellerie près le Parlement de Flandres, ancien Trésorier de France et Dame Marie-Catherine-Louise-Joseph Vanhoenacker, son épouse; Pierre-Louis-Joseph Carpentier, conseiller du Roi; Dame Jeanne-Marie Thérèse Carpentier, épouse de M. Eloy, seigneur de Vicq; Me Jean-Chrysostome-Joseph le Saffre, avocat au Parlement et Conseiller des deux ordres du Clergé et de la noblesse de la Province de Flandres, d'autre part. tableau de la famille Carpentier. Charlotte Virnot mourut a Lille Le 10 Novembre 1812 et François-Emmanuel-Désiré Quecq d'Henripret le 14 Aout 1838, étant président de la fabrique de Ste-Catherine. Sa Maison de ville était située 44, rue de la Barre; sa maison de campagne à Wazemmes, était celle de Marie-Thérèse-Désirée Le Thierry autrefois ; ils avaient eu huit enfants. Laurence QUECQ D'HENRIPRET, fille de charlotte Virnot, petite fille de Charles-louis Virnot de Lamissart, née à Cambrai le 21 Mars 1840, baptisée a la Paroisse du St-Sépulcre. Parrain : Alexandre Quecq d'Henriprêt, son oncle paternel; Marraine: Adelaïde-Marie-Louise de Neuflieu, son aïeule maternelle, épousa a Cambrai le 8 Septembre 1863 Paul-Alexandre-Joseph, baron d'HAUBERSART, né a Douai le 12 Juillet 1833 fils de Charles-Louis-Joseph, (Charles-Louis-Joseph, baron d'Haubersart, ne le 4 Avril 1775, décédé le 23 Aout 1856, était le fils cadet d'Alexandre-Claude- Joseph-Séraphin. Celui-ci, né à Coutiches (Nord) le 18 Octobre 1732. époux le 17 Juillet 1788 de Rosalie-Ursule Raison, Substitut au Parlement de Flandres en 1789, premier Président de la Cour de Douai, Député au Corps législatif en 1805, Chevalier de l'Empire le 28 Janvier 1809, Baron et Sénateur en 1813, fut créé Pair de France le 4 Juin 1814 et mourut a Douai le 16 Aout 1823) inspecteur des contributions du Département de Vaucluse et de Marie-Clémentine de Lespaul (Clémentine de Lespaul, née à Lille de Clément-Charles-Joseph et de Marie-Philippine Aronio). d’HAUBERSART : d'azur au chevron d'or charge de deux épées appointées de sable, accompagné en chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'une balance du même. Le baron Paul d'Haubersart était secrétaire de l'Ambassade de France a Rome, chevalier de la Légion d'Honneur, des ordres de Pie IX et de François Ier de Naples, Commandeur de l'Ordre de Saint-Silvestre, et mourut accidentellement a Paris le 20 Mai 1868, âgé de 35 ans ; il laissait deux enfants : 2° Maurice-Joseph, né le 21 Aout 1867 et décédé le 3 Septembre de la même année." Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin

Son frère : Urbain-Dominique VIRNOT (1734-1794) :

urbain-dominique-et-catherine-virnot-par-heinsius

Ne se rallia pas au Roy : "le II Frimaire an II (Dimanche 27 Octobre 1793) alors que le pays était encore occupe par les armées coalisées, Urbain-Dominique, sur les instances de Pierre-Augustin Serrurier son fermier, se rendait a Bouvines afin d'apprécier les dégâts causes dans sa propriété de la Court pendant les cinq mois que les troupes ennemies de la République avaient occupe le territoire de cette commune; entre Ascq, Sainghin et Lezennes, il se trouva tout-a-coup cerné par deux groupes de cavaliers et hussards autrichiens et fut emmené a Tournai ainsi que sa femme et deux de ses enfants qui l'accompagnaient. Au bout de deux jours Catherine-Charlotte Lenglart et son fils Louis furent remis en liberté, mais sur les instances du General Comte Kinsky  et du Capitaine Obern qui se plaignaient de n'avoir pu obtenir des Lillois l'élargissement de deux échevins de Templeuve-en-Dossemetz, le Prince de Cobourg  et le Duc d'York , les jugeant de bonne prise, décidèrent de retenir M. Virnot et sa fille Julie comme otages. François-Joseph, Comte Kinsky, ne en 1739, prit part a. la guerre de sept ans, a la campagne de 1788 contre les Turcs, et a celle de 1793-96 contre la France; il devint Grand-Maitre de l'Artillerie des Armées impériales et mourut en 1805. Vainqueur de Dumouriez a Nervinde, le feld-maréchal de Cobourg fut a. son tour vaincu a Tourcoing par Moreau a Wattignies, et a Fleurus par Jourdan. Deuxième fils de Georges III ne a Windsor en 1763, Evêque d'Osnabrick commandant des troupes anglaises envoyées au secours des impériaux, Fréderic d'York, jusqu'a la paix de Valenciennes, agit en commun avec Ie Prince de Cobourg. Madame Virnot-Lenglart fit rédiger un procès-verbal de la capture de son mari, obtint du Directoire du département du Nord l'attestation qu'il n'était compris dans aucune liste des émigrés ou présumés tels, et que ses biens n'avaient pas été mis sous séquestre (Douai 4 Nivôse, an II); elle sollicita du Tribunal l'autorisation de pouvoir en son absence signer valablement des lettres de change  et vendre telle ou telle partie de biens de ville ou de campagne pour remplir les obligations auxquelles elle avait été fixée dans l'emprunt force; mais, pour obtenir l'échange des otages, les démarches multipliées  auprès du General La Valette et des représentants du peuple a la Convention restèrent vaines. La fortune d'Urbain-Dominique Virnot était considérable, mais au moment de sa capture il avait à faire face a des traites de 48.000 florins et de 90.000 marks a. Hambourg et Catherine-Charlotte Lenglart redoutait qu'elles ne fussent pas payées par ses correspondants. « Vous feriez bien, (sic) lui écrivait-on de Paris, le 7 ventôse 1794 si vous aviez encore chez vous quelques parties de potasse, de les offrir a. la Municipalité pour être employées a la confection du salpêtre, que l'on ne cesse actuellement de travailler pour la République (et qui serait certainement acceptée avec plaisir par nos frères ». Le prince-de Cobourg se refusa à rendre la liberté a la jeune fille qui s'était dévouée à son père, -mais comme l’étroite surveillance antérieure s'était relâchée, Julie Virnot en profita pour s'évader. Transféré sous bonne garde à Cysoing, puis dans le fort de Condé, Urbain-Dominique Virnot y mourut le 3 Prairial an II (1° Juin 1794) après sept mois de captivité. Plus tard, il fut inhume a Lille St-André, par les soins de Charles Le Thierry." Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin

 Charles-Marie-Désiré Le Thierry, Seigneur d’'Ennequin et de Riencourt, écuyer

charles lethierry d-ennequin

Ancêtre des Virnot, chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, décernée  par M. de Villèle sur ordre du roi Charles X, député a Paris avec M. de Muyssart, Maire de Lille, et le Chevalier de Basserode pour représenter la ville au baptême et aux fêtes données a l'occasion de la naissance du Duc de Bordeaux, Conseiller Municipal de 1807 a 1830, membre de la Chambre de Commerce  de Lille, Président du Conseil de Fabrique de l'église St-Maurice, puis de l'église St-André de Lille, Un des plus fermes soutiens des Ecoles des Frères de la Doctrine chrétienne de Lille. "Le 30 Avril 1789 (une des plus tristes journées de l'histoire de Lille : Des troubles avant-coureurs de la Révolution imminente se multipliaient déjà partout; le prix élevé des denrées et particulièrement du pain détermina ce jour-la une émeute de la population lilloise ordinairement paisible. Les boulangeries furent pillées et on brisa les vitres chez quelques personnes accusées d'accaparer les grains. Aussi pour ne point attirer 1'attention de malveillants, les personnes qui assistèrent au repas de noces, durent-elles apporter le pain qui leur était nécessaire. Il épousa ce jour là Catherine-Charlotte VIRNOT : les témoins furent Charles-Louis Virnot de Lamissart, oncle de la contractante ; Pierre-Urbain Virnot, son frère; Messire Jérôme Formigier de Beaupuy, beau-frère au contractant, Garde du corps du Roy, et Messire Jean-Baptiste-François Quecq, chevalier, Sgr de la Cherye, trésorier de France honoraire de la généralité de Lille, oncle allie paternel du contractant. Le contrat fut passe  le 27 dudit mois par devant Me Couvreur, avocat et notaire a Lille : En outre des parents et témoins, étaient présents: Dame Marie-Aldegonde-Joseph Le Thierry, épouse de Messire Jérôme Formigier de Beaupuy, Garde du Corps du Roi; Dame Henriette-Thérèse-Joseph Gennard; Messire Jean-Gabriel-Joseph Quecq, chevalier, Sgr de Sévelingue, trésorier de France; Messire François-Emmanuel-Désiré Quecq, chevalier, Sgr d'Henriprêt, trésorier de France et garde-scel; Messire Jean-Pierre Lachau de Logueyssie, Garde du corps du Roy, d'une part; et Pierre-Urbain Virnot, Dominique-François Virnot, Alexandrine-Joseph Virnot et François-Joseph Barrois son époux, Julie-Marie et Louise-Pélagie Virnot ; M. Charles-Louis Virnot, Sgr de Lamissart, trésorier de la ville de Lille et Marie-Anne-Alexandrine Lenglart, son épouse; Charles-Joseph-Marie Lenglart du Magistrat de Lille, et Marie-Anne Van Huffel son épouse; Dame Marie-Blanche- Joseph Lenglart, veuve de M. Jean-Chrysostome de Brigode, Sgr de Canteleu ; Charles-Henri de Savary, Sgr du Gavre, Conseiller à la Gouvernance et Alexandrine-Marie- Joseph Virnot, son épouse ; Charlotte-Joseph Virnot, épouse de Messire François Emmanuel Quecq d'Henriprêt. Rose-Marie Virnot; Pierre-Louis-Joseph Carpentier. Conseiller du Roi à la Gouvernance et Adelaïde-Félicité Montaubon, son épouse. Charles-Joseph Philippe Carpentier. Messire Jacques-Joseph-Marie de Croix, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi et dame Marie-Catherine-Louise Joseph Vanhoenacker, son épouse, d'autre part. Le futur déclarait apporter en son mariage: 1 le fief et seigneurie d'Ennequin-Monnoyé; 2 le fief et seigneurie de Riencourt; 30 le fief et seigneurie d'Ennequin-Noisel : En considération de sa qualité d'héritier male, ces seigneuries lui avaient été attribuées dans sa part des biens paternels, mais dans l'article 14 du contrat de mariage, il était stipulé une parfaite égalité entre tous les enfants et petits-enfants à naitre, dans toutes les successions mobilières, immobilières et féodales, sans aucune différence de sexe, ni d'âge, et autres avantages coutumiers. Parmi les autres apports figuraient trois maisons.rue Royale, trois rue a Fiens, d'autres encore rues du Lombard, Notre-Dame, de l'Abbiette, des Fosses, et des terres a. Mons-en-Baroeul, a. Neuville-en-Ferrain, à Sailly-lez-Lannoy, a Lomme, etc. Le 26 Juin, il faisait l'aveu et le dénombrement du premier de ces fiefs. « Reçu pour l'examen, confrontation et expédition du Récépissé du Dénombrement du fief et Seigneurie de la Haye d'Ennequin dit Monnoyé treize florins dix patars. 26 Juin 1789. Signé: Planque.» Archives de M. Lucien Le Thierry d'Ennequin Dans les listes imprimées de la Garde Bourgeoise, créée le 22 juillet 1789 pour mettre fin aux émeutes et incendies qui terrorisaient la ville, il figure encore sous le nom de Lethierry d'Ennequin, mais désormais, il ne quittera plus celui de Lethierry-Virnot, et son titre d'écuyer ne reparaitra  plus que dans 1'acte de son décès. Charles s’était déterminé a reprendre la filterie de son oncle Gabriel. Le 13 Septembre 1790, à la tête des autres filtiers, il alla à la Chambre de Commerce exiger qu’elle écrivit à l’Assemblée Nationale afin de protester contre la multiplication des assignats qui menaçait de l'obliger a renvoyer ses ouvriers. On connait l’énergique refus oppose a la sommation par Albert de Saxe-Teschen, fils d'Auguste III, roi de Pologne, né à Dresde en 1738, époux de Marie-Christine, Archiduchesse d’Autriche, Gouvernante des Pays-Bas. Il fut le créateur du château de Laeken, près Bruxelles, de rendre la ville et la Citadelle : « Nous venons de renouveler notre serment d'être fidèles a la Nation, de maintenir la Liberté et l'Egalite ou de mourir à notre poste : Nous ne sommes pas des parjures . En dix jours furent tirés plus de quarante mille coups de canon dont six mille contre les habitants et leurs demeures DERODE : Histoire de Lille, III page 137.  La flèche de St-Sauveur fut abattue, L’église saint Etienne s'embrasa et périt tout entière, la Caserne de la Porte de Roubaix et plusieurs maisons de la rue du Vieux-Faubourg prirent feu a leur tour; situe dans le quartier le plus exposé aux boulets rouges de l’ennemi, l'hôtel de la rue à Fiens fut a demi ruiné. Lorsque la Convention décréta le remboursement par l'Etat des dommages occasionnes par un aussi rigoureux bombardement Charles Lethierry refusa les sommes importantes qui lui étaient offertes, et déclara qu'il réparerait sa maison a ses frais. Sa générosité était extrême (En l'an X, Charles Lethierry racheta une pièce de terre qui avoisinait sa campagne et faisait partie des biens de la famille Van der Cruysse, adjuges au citoyen Nauwelaerts pour une somme insignifiante. Des que les représentants de la famille dépossédée revinrent d'émigration, Charles leur fit savoir qu'il tenait a leur disposition soit la terre, contre restitution de son prix d'achat, soit la différence entre ce prix et sa valeur réelle. L'offre fut agréée avec gratitude, et acte fut dresse d'une transaction, que M. Lethierry-Virnot avait jugée nécessaire pour légitimer son droit de propriété.), elle égalait la vaillante énergie de son caractère: II s'était rendu a Paris afin de conjurer son beau-frère, Garde du Corps du Roi, de ne point quitter la France, il avait ramène sa sœur de la capitale afin qu'elle n'y demeurât pas sans protection, et l'avait recueillie avec ses enfants chez lui. Donner asile a la famille d'un émigré devint sous la Terreur un crime passible de la mort. Porte sur la liste des suspects, Charles Lethierry ne dut qu'à la connivence du commissaire de police Jacquart (parent de la famille Castelain) de n' être pas emprisonné aux Bons- Fils (Ce couvent transformé en prison était situé a l'emplacement actuel de la gare du chemin de fer du Nord. Au moment de la chute de Robespierre, on se proposait de tuer en masse les 3.000 captifs dont on était embarrasse.) (Juin 1794). Aussi, après le lamentable régime du Directoire, ce dut être avec soulagement qu'il accueillit l'Empire; en 1807, il est Conseiller Municipal. Un portrait datant à peu près de cette époque nous montre un homme jeune encore, aux lèvres épaisses, la chevelure brune retombant sur le front, aux yeux voiles de lourdes paupières; il est en gilet blanc avec une grosse cravate blanche, tandis q u' un. portrait ovale représente sa jeune femme de trois-quarts, les traits fins, la chevelure relevée en arrière, vêtue d'une robe de soie noire largement décolletée en carre. Sous la Restauration Charles Lethierry-Virnot fut député a Paris avec M. de Muyssart, Maire de Lille, et le Chevalier de Basserode pour représenter la ville au baptême et aux fêtes données a l'occasion de la naissance du Duc de Bordeaux, et reçut une médaille en souvenir de cette mémorable journée le Ier Mai I821 (Charles Le Prévost de Basserode, né a St-Savinien (Charente-Inferieure), le 25 Juin 1777, sous-lieutenant au régiment de Vintimille, chef de bataillon au 7e Voltigeurs de la Garde Impériale, Colonel d'infanterie Ie II Décembre 1816, Chevalier de St-Louis, de la Légion d'Honneur et de l'ordre du Phénix de Hohenlohe:.e, Maire de \Wasquehal, Conseiller Municipal de Lille de 1826 à 1830, épousa Marie Lespagnol de Grimbry, il eut pour filles la Vicomtesse de Muyssart, belle-fille du Président du Conseil Général, et Mme Charles Desfontaines de Preux, épouse du Maire de Valenciennes, Conseiller General.). La filterie dont Charles avait réussi a maintenir la prospérité était assez importante pour mériter l'attention de Charles X, lors de son voyage dans les départements du Nord ( L'occupation du pays par les armées coalisées rendait presque impossible en 1815, les communications entre Ie département du Nord et l'intérieur, de nombreuses industries avaient du cesser leur production faute d'argent et de débouchés: confiante en la loyauté de Charles Lethierry, la maison de banque Charvet-Decroix lui avait procuré tous les fonds nécessaires pour fournir du travail à ses ouvriers, et traverser victorieusement une crise des plus graves). Accompagné du Duc de Polignac, son premier écuyer, le Roi se rendit le 7 Septembre 1827 chez M. Lethierry-Virnot et visita divers métiers en activité pour préparer, filer et retordre un lin destine aux plus fines dentelles. Apres s'être informé du nombre des filteries lilloises et du chiffre de leur production annuelle (alors de quinze millions environ), le Monarque voulut bien s'informer de l'ancienneté de la maison, et de ce qui était particulier à M. Lethierry. Celui-ci ayant déclaré qu'il ne désirait rien tant que la continuité du régime actuel, Charles X lui frappa  amicalement sur l'épaule en lui adressant les paroles les plus aimables et les plus flatteuses ; Le roi partit après avoir donne des gratifications considérables aux ouvriers, laissant dans tous les coeurs des sentiments d'amour et de reconnaissance. RICHARD: Relation du séjour du Roi a Lille. Reboux-Leroy, 1828. . La bonne grâce du Roi témoignait de son intense désir de plaire et d'être aime. A la suite de cette visite, M. de Villèle fit remettre la croix de la Légion d'Honneur a M. Lethierry . Cette croix était la récompense de longs et loyaux services: Dans ses mémoires, M. Félix CUVELIER rapporte qu'outre un titre nobiliaire, transmissible d'ainé en ainée, a condition d'établir un majorat. « Charles Lethierry déclina la proposition; il ne songeait pas à revenir en arrière, a enfreindre les dispositions de son contrat de mariage (art. 14), et ne voulait pas créer d'inégalité entre ses enfants dont la plupart étaient déjà maries ». Conseiller Municipal de 1807 a 1830, membre de la Chambre de Commerce (3), Charles Lethierry-Virnot fut aussi Président du Conseil de Fabrique de l'église St-Maurice, puis de l'église St-André, qu'il contribua a décorer par une verrière a ses initiales ; Les initiales C. L. T. E. s'y trouvent reparties sur deux écussons ovales; la vieille argenterie de Charles Lethierry-Virnot était seulement marquée d'un T. Cette époque de 1820 à 1840 qui fut la plus brillante de la carrière de Charles Lethierry, fut aussi celle de l'apogée de sa famille. Son fils Urbain était membre du Conseil d'Arrondissement et de la Chambre de Commerce, son fils Désiré était Maire de Lille, son neveu Carlos.de Beaupuy, adjoint, son neveu Louis Mottez, conseiller Municipal, son cousin J.B. Quecq de Sevelingue, conseiller général et François Barrois, le beau-père de ses enfants, Président du Tribunal et de la Chambre de Commerce.  Peu après la visite royale, Charles Lethierry laissa a son fils Lucien, la filterie (La multiplication a Lille des filatures devait en 1863 mettre fin a cette ancienne industrie locale.), avec la jouissance de l'hôtel de la rue a Fiens, et alla résider dans celui de la rue Royale (N° n6) qui lui était échu an partage de I810. La maison de « Bon papa Thierry» était hospitalière et
patriarcale (Le foyer de Charles Lethierry était celui de ses quatre fils célibataires, Alix, Léon, Louis et Edouard ; d'Urbain, l'ainé, qui veuf deux fois vint avec ses trois enfants se réunir à son père ; de M. de Beaupuy, son beau-frère revenu d'émigration et retire du service militaire, de Carlos de Beaupuy qui passait dans la demeure de son oncle tout le temps qu'il ne consacrait pas à la capitale, de Madame Mottez, de ses enfants et petits-enfants qui y firent de fréquents séjours. Le chevalier de Basserode, M. Faure-Dujardin, maire de Wazemmes, qui mourut à 95 ans, Victor-Virnot en étaient les hôtes assidus...) : Des le retour de la belle saison, avec toute sa famille, il se transportait a. la campagne de Wazemmes, où, comme son père, il passait tous les étés ; il y donnait de grandes fêtes. Chaque année cependant, cette campagne perdait de ses agréments champêtres et des constructions finirent par l'entourer de toute part (Le parc fut morcelé peu à peu. Sur une partie de ses terrains, on perça d'abord la rue d'Antin. Un hectare et demi fut exproprié au prix total de I franc pour créer la place de la Nouvelle-Aventure, puis un bois touffu sis en face de cette place fut livré aux constructions. En 1858, il ne restait plus en dehors des quatre cents verges sur lesquels s'élevait l'habitation, que le jardin Anglais d'une contenance de huit cents verges, séparé par une ruelle et auquel on accédait par deux chemins souterrains en pente douce. Apres le décès d’Alix Lethierry, le restant de cette propriété fut vendu a. M. Le Blan le 3 Mars 1879.A l’extraordinaire développement de cette commune suburbaine qui maintenant comptait 20.000 habitants, Charles Lethierry contribuait avec sa générosité habituelle par ses largesses répétées aux bonnes œuvres, aux écoles, aux maisons religieuses, aux deux églises qu'il vit bâtir. Son grand âge n'avait aucunement affaibli ses facultés (Nous avons sous les yeux une lettre écrite le 25 juillet 1847 par Charles Lethierry à son fils Urbain voyageant alors en Espagne. Elle montre combien a quatre-vingts ans, il avait le jugement net et a la veille de la révolution de 1848 une claire prévision des évènements; il jouissait d'une excellente santé qu'il attribuait aux salutaires exercices de la chasse et à la régularité de l'existence. Dans les dernières années de sa vie, son neveu le peintre Victor Mottez exécuta d'après lui un portrait magistral, absolument dans la manière de Mr Ingres. Le vieillard est représenté de profil, la boutonnière ornée d'un large ruban rouge, tel qu'il se portait en ce temps-là. Apres avoir célébré leurs noces d'or, et fêté encore pendant douze ans 1'anniversaire de cette date solennelle, Catherine Virnot, mourut a. Lille, en son hôtel de la rue Royale, le 23 Mai 1851, âgée de quatre-vingt-un ans et son mari, le 7 Janvier 1858,agé de quatre-vingt-douze ans, inhumés l'un et l'autre en leur caveau du cimetière du Sud (Les témoins du décès de Charles-Marie-Désiré Lethierry furent Auguste Lenglart et Henri Barrois, ses petits-fils. Son testament du 27 avril 1852 contenait un legs en faveur des pauvres de Wazemmes. Le partage.de cette importante succession fut effectuée par Me Jules Desrousseaux, le 18 Septembre 1858 entre ses sept enfants survivants. On peut supposer qu'elle ne devait pas être très éloignée de quatorze millions.« Nous venons de faire une perte bien regrettable en la personne de Messire Charles Lethierry, écuyer, Chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, décédé a Lille, le 7 de ce mois, qui habitait Wazemmes dans la belle saison. Dire tout le bien que faisait cet homme honorable serait chose difficile. C'était une grande âme et jamais une bonne œuvre, une entreprise utile ou pieuse n'a été faite sans qu'il y prit une large part. Il a été constamment l'un des plus fermes soutiens des Ecoles des Frères de la Doctrine chrétienne de notre ville et c'est grâce a sa générosité que ces écoles nous sont restées dans les moments difficiles ou les souscriptions n'étaient plus en nombre suffisant. M. Lethierry sera regretté de tout le monde car il était bon et affable pour chacun. Les malheureux surtout étaient les bienvenus auprès de lui : il donnait, donnait toujours ! Sa vie a été noble et belle; la récompense là haut sera magnifique... » Gazette de Wazemmes, 10 Janvier 1858
;"
Généalogie des LTE par Charles Le Thierry d'Ennequin

Son beau frère, François-Joseph Barrois (1759-1848), suivit la Révolution :

 

Il correspondait avec Voltaire et Rousseau ; il reçut Voltaire à Lille. " Le texte du contrat de mariage avec la fille d’Urbain-Dominique Virnot est rapporté dans le Caducée et le Carquois. En 1790, François Barrois fit pour ses affaires un voyage en Italie au cours duquel il échangea avec son épouse, une délicieuse correspondance qui, publiée récemment, remit le couple en évidence. I1s habitaient originairement rue des Malades (de Paris) une maison avec grand' porte et quatre fenêtres à coté de leur petit magasin. Ils s'installèrent ensuite dans un très grand hôtel, 45, rue de Tournai. Les salons, situes au premier étage donnaient sur une terrasse et un escalier qui descendait a un vaste pare. « François Barrois avait des idées plutôt Vo1tairiennes »...  Son buste se trouvait jadis chez M. Theodore Barrois-Demesmay. Les archives Départementales conservent un plan de cette propriété, dresse en 1820 par François Barrois (Quarre-Reybourbon p. 79). Le Chemin de fer du Nord l'expropria pour y établir sa gare, les propriétaires furent indemnises par des titres qui les firent les plus gros actionnaires de la Compagnie après les Rothschild. Mais le chagrin qu’Alexandrine Virnot en ressentit ne fut pas sans hâter sa fin.  II jouissait en outre d'une très grosse fortune en terre du chef de sa femme. Mme DELESALLE-DUBUS. Etat des tableaux et objets d'art de sa propre  succession, Président de la Chambre et du Tribunal de Commerce, Conseiller Municipal en I807, adjoint en 1818, puis Maire de Lille par ordonnance royale du 12 Août I830, Député du Nord en 1824 et en 1831, il fut l'un des principaux actionnaires-fondateurs du chemin de fer du Nord et des Mines de Lens. Henry-Louis DUBLY : Le Caducée et le Carquois. Lille, édition du Mercure de Flandre, Monographie rédigée par Charles Le Thierry d’Ennequin en 1930.

 

Les van Blarenberghe

Eugénie van Blarenberghe (1790-1864), Epouse de Charles Dathis (1795-1826), frère d’Henriette Dathis qui épousa Prosper Derode, grands parents de Louise Virnot-Derode.  Sa sœur, Diane-Hélène van Blarenberghe(20 février 1786-4 septembre 1853), dernière peintre de la dynastie, adopte quant à elle un style parfaitement français. Son parrain était Louis XVIII et Elisabeth de Bourbon, sa marraine était Diane, Comtesse de Polignac (1742-1817). Charles et Eugénie eurent Marie qui épousa le 3 août 1843 Jules Decroix, né le 7 avril 1818 à Lille décédé le 3 juillet 1889 (à l'âge de 71 ans), banquier, fondateur de la Caisse commerciale de Lille, juge au tribunal de commerce, vice-président de la chambre de commerce de Lille, Dont le père . Louis François Joseph Decroix né le 03/01/1780 et meurt le 09/05/1862, en 1805, Julie Beaussier, née en 1785, second fille de son cousin germain Beaussier-Mathon; son père était un gros négociant et fut député à la chambre Introuvable en 1816 (Ultras, Chambre introuvable; du 14-22 août 1815 au 5 septembre 1816.Élection de 1815 : Reconduits dans cette « Chambre introuvable », les Ultras poursuivent leur œuvre (réinstaller la monarchie absolue, répression, règlements de comptes). Louis XVIII doit lui-même dissoudre cette chambre excessive qui l'effraie le 5 septembre 1816 pour couper à la reprise de la Terreur légale, les excès ultras menaçant la stabilité même du royaume et de la Restauration, allant jusqu'a faire craindre une nouvelle révolution." Cette Chambre, que dans les premiers temps le roi qualifia d'introuvable, se montra folle, exagérée, ignorante, passionnée, réactionnaire, dominée par les intérêts de caste ", tel en est la définition de la comtesse de Boigne. Bien décidé à se défaire de cette Chambre devenue impossible, d'autant que l'empereur de Russie lui-même menace de laisser ses troupes en France si le roi ne renvoie pas de tels députés, Louis XVIII admet : "Ils finiraient par m'épurer moi-même. " A l'annonce de la dissolution, la rente monte aussitôt de trois points... Après un an passé à institutionnaliser la "Terreur blanche" et à tenter de forcer la marche du pays vers l’Ancien Régime, la "Chambre introuvable" est dissoute par Louis XVIII. Plus royaliste que le roi, cette chambre a prôné l’exécution ou l’exil des "traîtres" des Cent Jours, muselé la presse et surtout créé des tribunaux spéciaux : les Cours Prévôtales. Plus modéré et épaulé le Duc de Richelieu et Decazes, Louis XVIII mise sur l’élection d’une chambre plus modérée susceptible de ramener la sérénité en France. ).Louis Eustache entra dans la maison de commerce de son beau-père. Paralysée des jambes à la suite d'un accident, Julie Beaussier, effectua un voyage homérique dans le midi de la France pour y suivre un traitement, à base de bains de vin, qui, paraît-il, la guérit.

Leur aïeul servit le Roi : Louis-Nicolas van Blarenberghe (15 juillet 1716-1° mai 1794 à Fontainebleau)

Chateau de Veretz aux Lenglart Prouvost peint par Van Blarenberghe

Vue du château de Veretz (qui appartient aux Lenglart-Prouvost)

Les Manufactures Royales de Lille

Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de LilleUrne-Manufactures-Royales-du-Dauphin  Coeur-dauphin-Saint-Denis-adn

sont l'oeuvre d’Arnould-François DUROT, de ses enfants et leurs conjoints: LEPERRE, PROUVOST, de LAGARDE; Catherine-Françoise PROUVOST  1752-1801 épousa, le 30 avril 1782François Joseph DUROT  1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes et papiers peints en façon de damas & d'indienne de la Ville de Lille qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines (association avec de Raincour) en 1768 Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle ; Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin, crée le 13 janvier 1784, place des Carmes, à Lille, Marque au « dauphin couronné » et « A Lille ». Il fut un des premiers à  employer la houille pour chauffer les fours. et fabriquait de la porcelaine dure.  En 1786, avec la protection de M. de Calonne, il place son usine sous le patronage du dauphin.  Une pièce du musée est marquée « cuit au charbon de terre en 1785 ». Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817. La Manufacture Royale du Dauphin à Lille  fut mise sous la protection du Dauphin en 1786, l'ainé du roi Louis XVI, Louis Joseph, né en 1781, mort au début de la Révolution française en 1789; Le titre de Dauphin fut alors porté par son frère, Louis Charles, le futur Louis XVII. 
Pour les partisans de Naundorff, ce fut le cœur du Dauphin né en 1781 qui fut étudié et non celui de Louis XVII puisqu’il aurait survécu. Son cœur fut conservé au Val de Grâce à Paris puis fut récemment authentifié comme Habsbourg et replacé en la basilique de Saint-Denis.La manufacture-château fut installée au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq
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Calonne

Chateau de Beaupré Durot

le château-Manufacture de Beaupré

Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime, "Maître de Manufacture", puis maire de Roubaix le 13 août 1795, l'un des principaux fabricants roubaisiens, après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne", épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798), fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et sœur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ; Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres. Durant la tourmente il songea à émigrer mais ne put s'y résigner et il se cacha dans une de ses propriétés, une des dernières qui lui restait. Apres le 9 thermidor, on le retrouve maire de Roubaix. "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs dont les charrois réquisitionnés les forçait à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaientdevant les domiciles des amas de boue et d'immondices ».Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ". A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

 
Béatrix Prouvost

roubaix-sous-ancien-regime

Roubaix sous l'Ancien Régime

née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'hôpital Saint Elisabeth de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes les plus héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "    Lecigne

Le littéraire C. Lecigne, en 1911, écrivit au sujet du poète Amédée Prouvost: " Dès l’âge de cinq ans, Amédée Prouvost se sentit dépositaire d’une tradition et comme l’héritier présomptif d’une royale lignée :il apprit un à un le nom de ses prédécesseurs et que chacun d’eux signifiait depuis quatre siècles et demi, beaucoup d’honneur, de travail et de foi chrétienne. On ne voulut pas qu’il puisse méconnaître ce passé et, si, par impossible, il lui arrivait d’être infidèle, qu’il eût l’excuse de l’ignorance. Un jour le père prit la plume et, sans orgueil, sans autre prétention que de donner à ses enfants la conscience intégrale de leurs origines, il écrivit les annales de sa famille. Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui :

Avant tout, il songea à celui qui était son premier né, l’espérance de la dynastie ; il s’adressa à lui :« Je crois utile, mon cher fils, dès tes premiers pas dans ta vie d’écolier, de t’initier à ce que tes maîtres ne pourront t’enseigner avec autant de persuasion que ton père, j’entends L’amour de la famille, Le respect de ses traditions d’honneur, Un attachement inébranlable aux convictions religieuses de nos pères,Et Leur fidélité aux traditions monarchiques.Je considère comme un devoir De te donner comme modèle  cette lignée d’ancêtres

Amédée II Prouvost:

le nom de grand-père à coté de celui de mon grand-père Toulemonde, cote à cote en 1887 parmi les fondateurs du Syndicat Mixte de l'industrie Roubaisienne, le seul mouvement social et chrétien à l’époque. J'ai eu aussi la joie de relever dans les archives du Syndicat des Peigneurs dont grand-père fut président de 1892 a 1919, texte suivant, qui bien que daté de 1891 par sa critique du libéralisme et son souci du bien  commun a un cachet presque moderne. Il s'agit de l’étude de caisses de secours en faveur du personnel : « Monsieur Prouvost dit qu'il y a beaucoup à faire dans cet ordre d'idée et sa conviction est déjà ancienne, puisque depuis longtemps il s'intéresse à ces questions d'économie sociale dans le but de rapprocher le plus possible les ouvriers et les patrons. En compagnie de nombreux industriels de la région, Il fait partie des syndicats mixtes qui se proposent ce but. C'est pourquoi il est amené à formuler quelques réserves sur les principes votés à la réunion précédente. Sa conviction ancienne et profonde, est que sans un bien  commun supérieur, sans une autorité qui courbe sous la loi de justice idéale et les ouvriers et les patrons inspirant à chacun sa règle de conduite, il est impossible de faire disparaitre les malentendus, les suspicions, que les excès du libéralisme suscitent parfois ». Grand-père, quelques années auparavant, en 1889, avait participé à un pèlerinage à Rome, de dix mille ouvriers et patrons, dont six cent cinquante du Nord, venus rendre hommage à Leon XIII.

Je ne sais pas grand-chose des idées politiques de notre cher grand-père. Il fut certainement dans sa jeunesse royaliste et légitimiste. J'en eus une preuve dans le fait que, quand j'étais enfant vers 1910, il m'offrit un médaillon avec une photo du Comte de Chambord et les fleurs cueillies sur sa tombe. II s'était rendu avec son beau-frère Droulers, aux funérailles du dernier Bourbon de la branche ainée à Göritz en 1883.

Sur ses convictions religieuses, nous sommes bien mieux renseignés. Il était, comme sa femme, membre du Tiers-Ordre de Saint-François. Il fit édifier à M'Rira, prés de Tunis, dans un domaine où il fut associé avec son frère Edouard, une chapelle qui devint paroisse. II contribua à faire édifier prés de sa propriété de Mandelieu une chapelle, N.-D. des Mimosas. Il contribua certainement à la construction du grand couvent de la Sainte Famille a Roubaix, rue de Lille, où sa belle-sœur, religieuse, tante Jeanne Bénat, laissa un très grand souvenir. Pendant la guerre de 1914-1918, il prit la tête d'un Comité dit du Vœu de Roubaix, dans le but de demander à Dieu la protection de la ville, qui fut heureusement épargnée. Le clocher qui manquait à l’église du Sacré-Cœur, fut ainsi construit. Il avait de tout temps porté de l’intérêt à l'Orient Chrétien et présidait le comité de Roubaix de l'Œuvre d'Orient. Son dévouement à  l'Œuvre d'Orient, lui valut d'être nommé Commandeur de l’ Ordre du Saint-Sépulcre, et nous avons eu sous les yeux une photo de grand-père, revêtu d'une cape prestigieuse, dont les mauvaises langues disent qu'elle a termine sa carrière comme peignoir de bain de mes cousins Auger.

C'est pendant la guerre de 1914 que grand-père donna le plus bel exemple de sa foi patriotique et religieuse. Le 1er mars 1916, il était emmené par les Allemands avec tout ce que Roubaix comportait de notabilités politiques et économiques, comme otage au camp d'Holzminden. Cette captivité, écrit grand-mère dans un petit opuscule « In Memoriam », fut extrêmement dure pour lui à cause de sa santé précaire, de l’infirmité de sa jambe récemment soumise à une intervention chirurgicale. J'ai eu des échos de l’admiration qu'il suscita en se rendant à pied, au lieu de rassemblement. La captivité - elle devait durer 6 mois bien que dure pour un homme de 63 ans (hiver terrible, couchage sommaire, promiscuité) ne semble pas avoir altéré sa bonne humeur et dans ses lettres grand-père ne se plaint pas. Il remercie des photos de famille qui lui ont fait un immense plaisir. « Odette Lesaffre, sur la photo, m'a semble très jolie et très grande, Claude est-il toujours aussi diable? Merci des lettres de ma chère Betsy et de ses envois, de la photo de Simone, je ne connais pas ma dernière petite-fille. Henry me ferait plaisir en me rassurant sur mon Assurance Vie, je ne puis payer les primes. Solange a été bien  gentille pour moi, j'ai vu les photos de ses enfants, le bon sourire de Georges annonce un heureux caractère ». En se prolongeant, la captivité lui devenait de plus en plus pénible. Son cousin et compagnon de captivité, Henri Prouvost, était mort dans ses bras et cela l’avait beaucoup affecté. Rien ne manqua a son angoisse, il fut hospitalisé six semaines au lazaret du camp, a cause d'une grande dilatation de l’aorte, qui donnait des complications cardiaques. Il fut en grand danger. Grand-mère poursuit dans l’opuscule déjà cité : « Après six mois de captivité, le retour à Roubaix fut une meurtrissure pour son cœur, trouvant une maison vide de toutes ses affections et pleine d'Allemands installés en maîtres. En outre, par suite d'information erronée, tant à Roubaix qu'à Holzminden, on s'attendait à ce que les otages libérés fussent dirigés vers la France libre. Grand-mère et Mimi partirent, en conséquence, pour la France libre, vers laquelle les Allemands organisaient parfois les trains via la Suisse, et quand grand-père revint à Roubaix, la maison était vide; il semble d'après les documents que m'a communiqués Hubert Dubois et dont grand-mère a donné lecture a ses enfants avec un admirable courage au lendemain des funérailles de son mari, que grand-père ait été a nouveau inquiète par les Allemands après son retour de captivité. On lit en effet en date du 12 novembre 1917 : « En partant au tribunal de guerre, «je ne cesse de penser à toi, chère compagne, â mes chers enfants, à mes petits-enfants, et à toute la famille. Si ma santé devait être ébranlée, et que je succombe dans mon cachot, je mourrai en bon chrétien et en partant vers Dieu ma dernière pensée, mes dernières bénédictions seront pour vous. J'ai le cœur qui saigne, mais j'ai l’âme en paix, je serai courageux dans mes heures de souffrance, je vous embrasse tous avec affection et tendresse. P.S. Que mes petits-enfants demeurent de bon chrétiens fideles à nos traditions familiales. « Laus Deo Semper! "

C’est dans les mêmes dispositions de foi et de courage qu'il devait mourir prés de dix ans plus tard.

." 

 

Louis-Marie-Joseph de Brigode-Kemlandt (1776-1827)

Visite Louis 18 hotel d Avelin de Brigode

 

La soeur de Catherine Virnot-Lenglart avait épousé Jean Chrysostome de Brigode, seigneur de Canteleu; le fils de son frère était Louis de Brigode. D’une fidélité d’adaptation, le Comte Louis De Brigode, en 1814, jure fidélité aux Bourbons. Des placards apparaissaient déjà sur les murs de la ville : » De Brigode-Kenlan, Chambellan du Tyran, prends tes guêtres et va-t-en. » ww.lillempire.fr/index.php/Louis-Marie-Joseph-de-Brigode.html Le 22 mars, Louis XVIII se dirigeant vers Gand, s'arrêta dans la Résidence du Comte, accompagné de ses fidèles, Maréchaux et Ministres. L’hôtel d’Avelin avait été vendu par Pierre-Urbain Virnot en 1809, fils d'Urbain-Dominique et Catherine Charlotté Virnot au marquis (François) d’Hangouwart par son commanditaire : » Monsieur Louis Marie Joseph de Brigode, chambelland de Sa Majesté l’Empereur et roi, membre de la Légion d’Honneur, pour lui, en jouir en toute propriété de ladite acquisition »; Louis de Brigode, à genoux, baisant la main du Roi Louis XVIII. Le lendemain, le comte de Brigode donna sa démission, persuadé que l'abdication de Fontainebleau et le serment qu'il avait prêté à un autre souverain. indiquaient un nouveau but au dévouement et à la loyauté qui avaient marqué sa carrière. Élevé à la pairie le 17 août 1815, M. de Brigode a constamment défendu à la tribune de la chambre héréditaire les institutions garanties par la Charte, et voté contre les lois d'exception qui tendaient à l'anéantir. Histoire biographique de la Chambre des pairs, depuis la Restauration jusqu'à l'époque actuelle: Par Alexandre Lardier Publié par Brissot-Thivars, 1829 Monsieur le comte de Brigode était, excellent musicien et avait, également, la réputation d'avoir beaucoup d'esprit. (les salons de Paris, Comtesse d'Abrantès).En 1818, Louis XVIII le confirme dans son titre de Comte. Louis vendra l’hôtel en 1821 à Charles du Maisniel . Le 2 avril 1825, il épousa, en seconde noce, Émilie Louise Marie Françoise Joséphine (de) Pellapra. Officiellement fille de Françoise-Marie Leroy, elle-même fille d’un libraire de Lyon et de son mari, Henri (de) Pellapra, riche financier devenu sous l’Empire receveur des Finances, Émilie Pellapra laissait entendre qu’elle était la fille naturelle de Napoléon Ier. Ce dernier aurait eu une aventure avec sa mère lors d’une étape à Lyon. Louis de Brigode  succomba d'une atteinte d'apoplexie le 22 septembre 1827 à Bourbonne-les-Bains.

L’homme médiocre est juste milieu sans le savoir. Il l’est par nature, et non par opinion ; par caractère et non par accident. Qu’il soit violent, emporté, extrême, qu’il s’éloigne autant que possible des opinions du juste milieu, il sera médiocre. Il y aura de la médiocrité dans sa violence… Il admet quelquefois un principe mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, il vous dira que vous exagérez…. L’homme vraiment médiocre admire un peu toutes choses, il n’admire rien avec chaleur. Si vous lui présentez ses propres pensées, ses propres sentiments rendus avec un certain enthousiasme, il sera mécontent. Il  répètera que vous exagérez. Il aimera mieux ses ennemis s’ils sont froids que ses amis s’ils sont chauds. Ce qu’il déteste, par-dessus tout, c’est la chaleur. L’homme médiocre dit qu’il y a du bon et du mauvais dans toutes choses, qu’il ne faut pas être absolu dans ses jugements etc. etc. Si vous affirmez fortement la vérité, l’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme intelligent lève la tête pour admirer et pour adorer ; l’homme médiocre le lève pour se moquer : tout ce qui est au dessus lui parait ridicule, l’infini lui parait néant… L’homme médiocre est le plus froid et le plus féroce ennemi de l’homme de génie… L’homme de génie compte sur l’enthousiasme ; il demande qu’on s’abandonne. L’homme médiocre ne s’abandonne jamais. Il est sans enthousiasme et sans pitié : ces deux choses sont toujours ensemble… L’homme médiocre est beaucoup plus méchant qu’il ne le croit et qu’on ne le croit, parce que sa froideur voile sa méchanceté… Au fond, il voudrait anéantir les races supérieurs : il se venge de ne le pouvoir pas en les taquinant… L’homme médiocre ne lutte pas : il peut réussir d’abord, il échoue toujours ensuite. L’homme supérieur lutte d’abord et réussit ensuite. L’homme médiocre réussit parce qu’il subit le courant ; l’homme supérieur triomphe parce qu’il va contre le courant."  

Ernest HELLO

«  Faisons donc l’éloge des hommes illustres,
Et des pères de notre race.
C’étaient des riches ayant des biens en abondance
Vivant en paix dans leur demeure.
Tous ces hommes furent honorés par leurs contemporains
Tous ont été la gloire de leur temps. »
« Le bonheur reste attaché à leur race
Et un héritage est assuré à leurs enfants.
Leur race se maintient fidèle aux alliances
Et leurs enfants à cause d’eux.

Leur race demeure éternellement
Et leur gloire ne sera jamais effacée.
leur corps a été enseveli en paix

Et leur nom vit d’âge en âge. » Ecclésiastique Chapitre 44

 

La bienheureuse Eugénie Smet

Smet-Eugenie

 

Proche parente des le Thierry d’Ennequin, notamment de Charles Le Thierry, co-auteur de cet ouvrage ; sa mère était la fille de l'éminent maire et héros de Lille, Jean Baptiste Smet, Chevalier de la Légion d'honneur, dont voici le château du Recueil à

Flers près de Lille qui restera dans sa descendance jusqu'aux années 1980.

Armes-Le-Thierry-d-Ennequin

Chateau-du-Recueil à Flers-les-Lille-Jean-Baptiste-Smet-famille-Lefebvre

La bienheureuse Eugénie Smet (en religion : sœur Marie de la Providence), née le 25 mars 1825 à Lille (France) et décédée le 7 février 1871, était une religieuse française, fondatrice des Religieuses Auxiliatrices. Elle fut béatifiée par Pie XII en 1957. Le XIXe siècle était une époque fortement marquée par la dévotion aux âmes du Purgatoire. Cette dévotion s'exprimant souvent par une insistance sur la nécessité de souffrir et d'expier en ce monde, pour abréger les souffrances après la mort[réf. nécessaire]. Eugénie Smet, par son expérience était sûre que Dieu lui était fidèle. Eugénie Smet fonde les Auxiliatrices du Purgatoire, pour une mission universelle : « aller des profondeurs du Purgatoire jusqu'aux dernières limites de la terre ». Dans cet esprit elle invite les Auxiliatrices à ne pas se lier à une œuvre particulière et à ne se laisser arrêter par aucune frontière pas même celle de la mort. Eugénie Smet considère le Purgatoire comme une expérience radicale de l'amour.

Initiée à la spiritualité ignatienne, depuis son éducation au Sacré-Cœur de Lille, Eugénie Smet adopte les règles et les constitutions de la Compagnie de Jésus, le 25 mars 1859, après trois années de tâtonnements et de recherches.

     25 mars 1825 naissance à Lille, 11 marché au verjus, fille d'Henri Édouard Joseph Smet, négociant et propriétaire à Lille et de Marie Pauline Joseph TAVERNE, troisième de six enfants. Sa sœur Emma (1828-1910) fut aussi religieuse Auxiliatrice du Purgatoire (Mère Marie de Saint Ignace)

Smet-Loos

    1836-1843 : Elle est élevée au Sacré-Cœur de Lille

    1843-1853 : Elle mène une vie apostolique intense à Loos-lez-Lille

    novembre 1853 : Elle découvre sa mission dans l'Église

    1855 : le Curé d'Ars la confirme dans sa mission

    19 janvier 1856 : Elle arrive à Paris et fonde l'Institut des Auxiliatrices des âmes du Purgatoire à La Barouillère le 30 juin 1856

    1859 : Elle adopte les Règles et les Constitutions de la Compagnie de Jésus

    1863 : Fondation de la maison de Nantes

    4 août 1867 : Appel pour la mission de Chine

    1869 : Fondation de la maison de Bruxelles

    7 février 1871 : Elle meurt à Paris, à l'âge de 45 ans, d'un cancer du sein. Elle est inhumée au cimetière de Montparnasse.

    1957 : Elle est béatifiée par Pie XII

Sa mission

    « Aider à tout bien quel qu'il soit »

    Être au service des « plus délaissés de ce monde et de l'autre ».

Les communautés actuelles

    Lomme

    Cergy

    Paris (plusieurs localisations, dont la maison-mère)

    Champs-sur-Marne

    Versailles

    Clamart

    Épinay-sur-Orge

    Lyon

    Marseille

    Cannes

    Pau

    Lourdes

    et de nombreuses localisations dans le monde.

Citations

    « (..) les pauvres en inclinant vers eux le cœur des riches par l'intermédiaire de ce petit institut qui se pose comme un trait d'union entre les deux pointes extrêmes de l'échelle sociale »

    De Pie XII : « Que la charité envers les âmes souffrantes s'unisse intimement chez Eugénie Smet à l'apostolat le plus concret, le plus actif, le plus universel, voilà sans aucun doute un trait saillant de sa physionomie spirituelle et le cachet particulier que Dieu voulut lui donner »

Bibliographie

    Collectif, Notice sur la révérende Mère Marie de la Providence., Paris, Lecoffre, diverses éditions 2° édition dès 1873 301 pages, 1896

    Auguste HAMON (S.J.) Les auxiliatrices des âmes du Purgatoire 1856-1909 (2 vol) Tome I : Révérende mère MARIE DE LA PROVIDENCE 545 pages - Beauchesne Éditeur, 1919

    Caroline C.Morewood, Eugenie Smet, Mere Marie de la Providence; Foundress of the "Helpers of the Holy Souls", Sands & Co, 1927

    Thérèse Gardey de Soos, Eugénie Smet : bienheureuse Marie de la Providence, édité par François-Xavier De Guibert-Œil, 1996

Fête le 7 février

 

Descendants de Lambert François Smet

Jusqu'à la 5e génération.

Lambert François Smet, baptisé le 23 mars 1715, Lille (Saint-Etienne), Nord, décédé en 1786 (à l'âge de peut-être 71 ans), Filtier.
Marié le 22 juin 1744, Houplines, Nord, avec Jeanne Brigitte Parent, dame de Coquemplus, née en 1715, décédée le 8 août 1797, Lille, Nord (à l'âge de 82 ans), dont

Total: 32 personnes (conjoints non compris).

 

Smet-Eugenie

En 1720, la seigneurie de Renescure, qui appartenait à Anne Auguste de Montmorency sortit de cette maison et passa en celle de Jean Nicolas Taverne, descendant de Nicolas Taverne qui se fixa à Dunkerque après le sac de Thérouanne par Charles Quint en 1553.


Le tableau, oeuvre d'un auteur inconnu de l'école française du 18éme siècle, intitulé "Concert en famille au château de Renescure" ©Photo RMN "Quecq d'Henripret" , est la propriété du musée des Beaux-Arts de Lille.
Concert-Taverne-en-famille-château-de-Renescure

"Sur le plan de droite figure le seigneur Jean Nicolas de Renescure portant un habit vert à boutons d'or.
Au milieu Dame Marie Van der Linden, son épouse en secondes noces; elle joue du clavecin. A côté du seigneur, Dame Jeanne Mahieu de Burgault en robe rose, tenant un éventail à la main; près d'elle, son mari Louis Nicolas Taverne seigneur de Beauval, fils d'un premier mariage. Marie Anne Félicité Taverne de Renescure porte le vêtement des jeunes filles des grandes maisons de cette époque. Nicolas Honoré Marie Taverne de Boisforest en habit gris foncé chante avec sa soeur. Nicolas François Taverne de Longchamp, officier de génie est revêtu d'un habit tirant sur le gris avec parements en velours marron ; il joue du violon. François Taverne de Lamoral en habit mauve est chargé d'exécuter la partie écrite pour la flûte, et Jacques Joseph Nicolas Taverne de Montdhiver celle pour le violoncelle. Jean Nicolas Taverne, seigneur de Tersud, encore en jupe avec un bonnet rose, une robe bleue de roi, tient à la main un livre de musique. Demoiselle Henriette Taverne de Renescure est habillée en jeune fille avec une robe mordorée. Le précepteur en habit gris bat la mesure. La Demoiselle Hornaert, dame de compagnie en robe capucine a les mains croisées. A gauche dans le fond, M. de Lacoste, officier au régiment du Limousin, monte l'escalier accompagné de sa Dame en robe bleue. Au balcon l'on aperçoit deux femmes de chambre. A droite, derrière M. Taverne de Renescure, se tient son domestique nègre. Dans un coin du tableau à gauche, une autre main a peint Jacques Joseph Nicolas Taverne de Montdhiver, l'héritier du titre de seigneur de Renescure au décès de son père. Ce fut après son mariage avec Demoiselle Anne Marie Coppens d'Honschoote qu'un artiste peintre fit une seconde reproduction de ce personnage, qui apparaît en mousquetaire ayant à ses côtes sa compagne en robe blanche à ramages. Jacques Joseph Nicolas Taverne, seigneur de Renescure, de Montdhiver, de Beauval, de Zegerscappel, espier de Saint-Omer et Swynland, après avoir été mousquetaire de la garde du roi et lieutenant du roi d'Hondschoote, fut bourgmestre de la ville de Dunkerque. Pendant son administration, il fit graver une vue de Dunkerque du côté de la mer qu'il dédia à son Altesse Sérénissime Monseigneur le duc de Penthièvre, amiral de France."
http://humez.perso.neuf.fr/Pages/hist.html

Souvenirs lillois de 1817, recueillis par M. le chanoine de Vicq, François-Nicolas-Edmond Taverne de Mondhiver (Auteur), Roland de Vicq (Auteur)

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